Info-Brocantes fait son Tour de France… des brocantes régionales

TourFranceBrocantes-iStock-FrankRamspott

Alors que la 104éme édition du Tour de France commence à peine, le blog d’Info-Brocantes prend la route afin de vous faire découvrir ce que l’Hexagone compte de particularités régionales en matière de brocante. En piste !

Les pavés du Nord

En Picardie et dans la Somme voisine, un vide-greniers s’appelle une réderie. Ce terme vient du patois picard dans lequel le verbe « réder » signifie « être amateur ou faire collection de quelque chose ». La plus célèbre réderie est de loin la Grande Réderie d’Amiens, qui mérite sa majuscule puisqu’elle figure parmi les plus grandes brocantes françaises en termes de nombre d’exposants et de visiteurs. Afin de redoubler le plaisir de près de 80 000 visiteurs annuels, elle se tient deux fois l’an – au printemps (le dernier dimanche d’avril) et à l’automne (le premier dimanche d’octobre)- et rassemble plus de 2 000 exposants professionnels et particuliers. Rappelez-vous bien : « A ch’martchè à rédries, feut marcander ! » – conseil de chineur.

L’étape de plaine

Ah ! La Normandie : ses  bocages verdoyants, ses vaches paisibles et… ses foires à tout ! Car c’est ainsi que l’on dénomme les brocantes dans le 76, le 27, le 14, le 50 et le 61. La plus grande foire à tout du pays normand se tient en septembre sur la commune des Andelys (Eure). Elle existe depuis 1965 et l’édition 2017 devrait marquer les annales puisque l’Union Commerciale, Industrielle, Artisanale et Libérale (UCIAL) qui l’organise annonce un changement de formule : une foire à la brocante et vide-greniers en septembre puis une foire commerciale de camelots et forains en avril. De quoi faire plaisir à tout le monde !

Les étapes de montagne

Ça grimpe, mais ça en vaut la peine : bienvenue dans le Dauphiné, pour écumer les puciers de la région. Question étymologie, le saut (de puce) est vite fait pour comprendre comment le marché aux puces est devenu le pucier isérois, drômois ou haut-alpin. Rendez-vous notamment au village de brocanteurs de Tignieu-Jameyzieu (Isère) où résiste encore et toujours à l’envahisseur consumériste une poignée d’irréductibles brocanteurs.

En Rhône-Alpes, par ailleurs, on ne fait pas l’économie du sou…des écoles ! Stricto sensu, le sou des écoles désigne les associations des parents d’élèves dont la vocation est l’organisation de manifestations diverses afin de financer les projets pédagogiques. Or bien souvent, ces manifestations consistent à inviter les riverains à vider leur grenier pour le bonheur des grands et indirectement, des petits.

Les villes-étapes

On ne présente plus la Grande braderie de Lille, aussi célèbre pour la quantité de moules-frites et les litres de bières avalés par les chalands que pour la quantité astronomique d’objets que l’on y trouve.

Quant aux Puces de Saint Ouen, elles accueillent plus de cinq millions de visiteurs annuels sur sept hectares de terrain. Il s’agit tout simplement et sans fausse modestie du plus grand marché d’antiquités au monde. Vous avez dit cocorico ?

La braderie du canal Saint-Martin à Rennes enfin, attire plus de 1 000 exposants professionnels et près de 200 000 visiteurs par an. Monnaies anciennes, objets rares, jouets en bois d’antan et collections de timbres : la promenade le long du canal risque d’être riche en trouvailles !

 

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